GORDON BANKS OU L’ARRET DU SIECLE

« j’ai marqué à la (11′) un but et Banks l’a effacé ». Le coup de tête de Pelé avait paru imparable, le ballon piqué s’en allait vers le coin de la cage. «  J’avais frappé le ballon exactement de la façon dont je l’espérais………où je voulais qu’il aille. J’étais prêt à célébrer mon but. Mais cet homme, Banks, par son plongeon et une extraordinaire manchette l’a effacé. Je n’en croyais pas mes yeux. Et c’est encore le cas aujourd’hui. »

C’est ainsi que Pelé s’était exprimé le 7 juin, en fin de rencontre de la coupe du monde Mexico 1970. Rencontre terminée à l’avantage des Brésiliens (1-0) inscrit par Jairzinho (60′).  Aujourd’hui encore Pelé (78ans), la légende du football mondial, exprime son admiration pour le geste fantastique et la carrière remarquable de Gordon Banks devenu son ami. L’Angleterre, qualifiée dans le même groupe que le Brésil avait ensuite été éliminée en quarts, par la RFA (3-2 ap). Le Brésil auteur d’un tournoi fabuleux avait remporté, le 21 juin, le trophée (son 3ème) suite à un cinglant (4-1) en finale face à l’Italie.

Gordon Banks, membre de la sélection anglaise qui avait gagné la seule coupe du monde en Angleterre en 1966, vient de tirer, cette nuit, sa révérence à l’âge de 81 ans.

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